L’essor fulgurant de l’intelligence artificielle en Asie repose sur une source d’énergie controversée et fortement polluante : le charbon.
La région asiatique, qui détient près des trois cinquièmes des réserves mondiales connues de charbon, s’appuie massivement sur cette ressource pour alimenter son infrastructure d’IA. Le charbon est perçu comme une option plus économique et fiable que le pétrole et le gaz importés, et bien moins vulnérable aux perturbations causées par les conflits étrangers. Il est devenu la principale « source de transition » pour le déploiement rapide de l’IA.
Cette dépendance a un coût environnemental considérable. Le charbon est une énergie fossile reconnue pour ses émissions polluantes, ce qui pose un défi majeur aux objectifs de développement durable. Alexander Kheder, analyste chez BMI, observe que la demande en IA se matérialise à un rythme plus soutenu que la mise en service de nouvelles capacités de production d’énergie propre.
Cette situation soulève des questions cruciales quant à la compatibilité entre l’expansion rapide de l’IA et les impératifs écologiques en Asie.
Source : South China Morning Post Tech