Un juge fédéral américain a statué que le Département de la Défense (DoD) a illégalement exercé des représailles contre l’entreprise d’IA Anthropic.
Cette décision fait suite à la désignation d’Anthropic comme « risque pour la chaîne d’approvisionnement » par le DoD. Cette étiquette avait été imposée après que l’entreprise a refusé d’autoriser l’utilisation de sa technologie d’intelligence artificielle pour la surveillance de masse de citoyens américains par l’armée.
Le juge a estimé que cette désignation constituait une mesure de représailles illégale, violant le Premier Amendement de la Constitution américaine, qui protège la liberté d’expression. Cette affaire souligne les tensions croissantes entre les entreprises technologiques et les entités gouvernementales concernant l’éthique et l’utilisation des technologies d’IA.
L’Electronic Frontier Foundation (EFF) et une coalition d’organisations avaient soutenu Anthropic dans cette démarche. Le verdict met en lumière l’importance de la protection des libertés civiles face aux applications potentielles de l’IA. La décision ouvre une discussion plus large sur les limites de l’intervention gouvernementale dans le développement et l’application des technologies d’IA.
Source : EFF Deeplinks AI