L’intelligence artificielle Astrée, utilisée par le ministère de l’Intérieur pour les procédures d’immigration, révèle une tendance plus vaste d’intégration de l’IA dans le droit.
Astrée s’inscrit dans la numérisation des procédures d’immigration. Cependant, comme le souligne Serge Slama, professeur de droit public, dans une tribune au Monde, cette application n’est que la partie visible d’un phénomène plus profond.
L’IA s’immisce de manière croissante dans l’ensemble du droit, avec une prégnance particulière dans les contentieux liés aux étrangers en situation irrégulière. Cette évolution transforme des destins humains en simples données, soumises à des algorithmes.
Cette vague de fond n’est pas isolée à la France ; elle est observable dans tout l’Occident. Elle soulève des questions fondamentales sur la place de l’humain face à la décision automatisée dans des domaines aussi sensibles que le droit des personnes.
La généralisation de ces systèmes invite à une réflexion approfondie sur les implications éthiques et juridiques de cette numérisation des parcours de vie.
Source : Le Monde Pixels