Au Kenya, des systèmes algorithmiques dictent les conditions de travail des modérateurs de contenu, affectant directement leurs revenus et leur emploi. Une enquête exclusive d’AlgorithmWatch révèle que ces travailleurs, essentiels à la modération des contenus en ligne pour de grandes plateformes, sont soumis à des évaluations automatisées qui déterminent leur rémunération et leur maintien dans l’emploi.
Ces outils de gestion algorithmique, souvent opaques, génèrent une pression constante et une précarité accrue. Les modérateurs, dont le travail est crucial pour filtrer les contenus problématiques, se retrouvent sous la coupe de systèmes qui privilégient la rapidité et la quantité, parfois au détriment de la qualité et du bien-être des employés. Les décisions prises par ces algorithmes peuvent entraîner des licenciements sans préavis ni explication claire.
Face à cette situation, des syndicats et des groupes de défense des droits des travailleurs commencent à s’organiser pour contester ces pratiques. Ils appellent à plus de transparence et de contrôle humain dans la gestion de ces emplois, soulevant la question de la responsabilité des entreprises technologiques dans la protection de leurs sous-traitants.
Source : AlgorithmWatch