Le roman dystopique 1984 de George Orwell aurait anticipé l’émergence du « AI slop », un contenu généré par intelligence artificielle de faible qualité et dénué d’originalité.
L’article d’OpenCulture établit un parallèle frappant entre les mécanismes décrits par Orwell et la prolifération actuelle de textes, d’images ou même de musiques produits par IA. L’auteur britannique évoquait déjà le « duckspeak », une parole mécanique sans pensée, et la « novlangue », un langage appauvri visant à limiter la pensée critique et l’expression nuancée.
Ces concepts résonnent avec le « AI slop », terme désignant le contenu générique et superficiel issu des modèles d’IA, souvent produit en masse. Dans 1984, le régime du Parti produisait d’ailleurs des divertissements triviaux et standardisés pour les « proles », une forme de « prolefeed » destinée à les distraire et à empêcher toute réflexion indépendante ou originale.
Cette analogie suggère que la capacité des intelligences artificielles à inonder l’espace numérique de contenu standardisé pourrait, à terme, diluer la valeur de la création humaine, de l’originalité et de la pensée critique.
Source : Hacker News (Algolia)