Des économistes du MIT, dont Daron Acemoglu, analysent la nature spéculative de la croissance actuelle liée à l’intelligence artificielle, la comparant aux bulles technologiques passées.
Leur article, intitulé « Speculative Growth and the AI ‘Bubble' », examine si l’engouement autour de l’IA reflète une croissance véritablement transformative ou une dynamique spéculative. Les auteurs, Daron Acemoglu, Andrea Manera et Simon O. Johnson, explorent les parallèles historiques avec des périodes d’innovation majeure comme l’essor des chemins de fer, de la radio ou d’internet. Ils suggèrent que les valorisations actuelles pourraient être davantage alimentées par des attentes de profits futurs que par des gains de productivité généralisés et avérés à ce stade.
L’étude distingue la croissance « transformative », fondée sur des améliorations réelles de productivité, de la croissance « spéculative », mue par l’anticipation de rendements futurs. Les bénéfices de l’IA sont pour l’instant concentrés au sein de quelques grandes entreprises technologiques, sans un impact économique large et immédiat sur l’ensemble des secteurs. Le document questionne la capacité de l’IA à générer des gains de productivité significatifs dans l’ensemble de l’économie, un point clé pour une croissance durable.
Cette analyse invite à une réflexion approfondie sur la durabilité et la nature de l’actuelle expansion du secteur de l’intelligence artificielle.
Source : Hacker News (Algolia)