Un juge fédéral américain a statué que les conversations avec une intelligence artificielle ne bénéficient pas du secret professionnel entre avocat et client, et peuvent être utilisées en justice, même après suppression.
Cette décision émane notamment de l’affaire Heppner (février 2026), où l’ancien PDG Bradley Heppner avait utilisé l’IA Claude pour préparer sa défense dans une affaire de fraude. Le juge Jed Rakoff lui a ordonné de livrer 31 documents générés par l’IA, affirmant qu’aucun secret professionnel n’existe ou ne pourrait exister entre un utilisateur et une plateforme d’IA.
Dans un autre dossier, l’affaire Krafton, un PDG a eu recours à ChatGPT pour planifier comment éviter le versement d’indemnités promises. Fait notable, le même jour, un juge différent a rendu une décision opposée, reconnaissant l’existence du secret professionnel dans des interactions avec une IA. Cette divergence souligne l’absence de consensus juridique clair.
Ces jugements contradictoires mettent en évidence les défis croissants posés par l’intégration de l’IA dans les pratiques juridiques et la nécessité d’une clarification législative.
Source : Reddit r/artificial