L’essor fulgurant de l’intelligence artificielle réintroduit des pressions inflationnistes et sur les taux d’intérêt, contredisant la dimension désinflationniste traditionnellement associée à la nouvelle économie.
Philippe Askenazy, dans sa chronique pour Le Monde, observe que la « folle course » et la « boulimie de croissance » des acteurs de l’IA sont les moteurs de ce phénomène. Cette expansion rapide exige des investissements massifs en infrastructures, énergie et talents.
Alors que la nouvelle économie était souvent créditée d’une capacité à réduire les coûts et les prix grâce à l’innovation et l’efficacité, l’appétit insatiable du secteur de l’IA pour le développement et l’intégration de nouvelles technologies vient inverser cette dynamique.
Ce retour des tensions sur les prix et les taux d’intérêt suggère que l’impact économique de l’IA pourrait redéfinir les équilibres macroéconomiques, posant de nouvelles questions sur la gestion des politiques monétaires à l’ère numérique.
Source : Le Monde Pixels