L’Argentine envisage de devenir un pionnier de la non-régulation de l’intelligence artificielle, proposant un cadre légal inédit qui permettrait à des entreprises d’être dirigées exclusivement par des machines, sans aucune supervision humaine.
Cette initiative, portée par le gouvernement de Javier Milei, suscite déjà l’inquiétude de plusieurs intellectuels de premier plan. L’historien Yuval Noah Harari a notamment exprimé ses réserves, soulignant que « l’IA n’a pas de morale », une absence qui pourrait avoir des conséquences imprévisibles dans un tel environnement.
La proposition argentine rompt avec la tendance mondiale croissante à encadrer le développement et l’utilisation de l’IA, notamment en Europe et aux États-Unis. Elle ouvre la voie à un modèle où la prise de décision algorithmique pourrait opérer sans les garde-fous éthiques et légaux habituellement associés à la gouvernance humaine.
La question demeure de savoir si ce pari sur une IA totalement autonome pourrait redéfinir les frontières de l’innovation ou introduire de nouveaux défis sociétaux et éthiques.
Source : Science et Vie