Anthropic, malgré son signalement par le Pentagone comme un risque pour la chaîne d’approvisionnement, devrait continuer à fournir ses modèles d’IA, dont Claude, à la NSA.
Cette situation survient alors que l’entreprise, développeur du modèle d’intelligence artificielle Claude, a été désignée par le département de la Défense américain comme présentant un risque potentiel pour la sécurité de sa chaîne d’approvisionnement. Parallèlement, les agences de renseignement américaines sont confrontées à une pénurie des dernières puces Grace Blackwell de Nvidia, pourtant cruciales pour l’entraînement et le déploiement des modèles d’IA les plus avancés.
Dans ce contexte, la capacité du modèle « Mythos » d’Anthropic à fonctionner sur du matériel plus ancien [selon certaines informations] représente un avantage significatif pour la NSA, qui cherche à intégrer des capacités d’IA sans dépendre des infrastructures les plus récentes. Un élément déterminant de ce nouvel accord est l’absence de la clause controversée « any lawful use » (toute utilisation légale), une disposition qui avait précédemment fait échouer des négociations similaires.
Cette dynamique illustre les défis auxquels sont confrontées les entités gouvernementales pour s’équiper en technologies d’IA de pointe, naviguant entre les impératifs de sécurité nationale, les contraintes technologiques et les évaluations des risques liés aux fournisseurs.
Source : The Decoder