Un tribunal de Munich a statué que le générateur de musique par intelligence artificielle Suno avait violé des droits d’auteur, tant par son entraînement que par les productions générées.
La cour a établi que six chansons protégées par le droit d’auteur étaient stockées de manière reproductible au sein des modèles d’IA de Suno. Cette décision est significative car elle rejette explicitement l’exception allemande de fouille de texte et de données, ainsi que la défense américaine de « fair use » (usage équitable) invoquée par l’entreprise.
Le jugement souligne les défis juridiques complexes liés à l’utilisation de contenus protégés pour l’entraînement des IA et à la génération de nouvelles œuvres. Il met en lumière la tension entre l’innovation technologique et la protection des créateurs originaux.
Bien que cette décision ne soit pas encore définitive, elle soulève des questions fondamentales pour l’avenir de l’IA générative musicale et la législation sur le droit d’auteur.
Source : The Decoder