La presse française, par l’intermédiaire du SEPM, a rapidement accusé Google de « piller » ses contenus pour alimenter ses nouvelles fonctionnalités d’intelligence artificielle. Cette réaction intervient moins de 24 heures après le déploiement des « Aperçus IA » et du « Mode IA » du moteur de recherche en France.
Le Syndicat des Éditeurs de la Presse Magazine (SEPM), qui représente 80 sociétés éditrices, a exprimé son vif mécontentement. Il reproche à Google d’avoir activé ces outils sans aucune consultation préalable, déplorant l’absence de contact, de réunion ou même d’un simple courriel avant cette mise en œuvre.
Cette démarche unilatérale de Google relance le débat sur la juste rémunération des contenus journalistiques et la propriété intellectuelle à l’ère de l’IA générative. Elle met en lumière les tensions persistantes entre les grandes plateformes technologiques et les éditeurs de presse concernant l’utilisation de leurs productions éditoriales pour entraîner et enrichir des modèles d’IA.
La question de l’équilibre entre innovation technologique et respect des droits d’auteur demeure centrale dans ce nouveau paysage numérique.
Source : Siècle Digital