Ces derniers mois, des centaines de journalistes ont été licenciés ou poussés au départ au sein de plusieurs groupes de médias français, l’intelligence artificielle étant parfois invoquée comme motif principal de ces restructurations.
Cette tendance, mise en lumière par Next.ink, révèle une mutation accélérée du paysage médiatique. Certains éditeurs envisagent ouvertement de remplacer des postes clés, notamment ceux de journalistes et de secrétaires de rédaction, par des systèmes d’IA générative. L’argument de l’efficacité et de la réduction des coûts est souvent avancé.
L’impact est déjà tangible, comme en témoigne la situation au Quotidien du médecin, un média de référence pour les professionnels de santé. Après son rachat par une « plateforme d’influence B2B », une majorité significative, soit deux tiers de ses journalistes, a choisi de quitter l’entreprise. Cette évolution soulève des interrogations sur la pérennité de l’information de qualité et l’indépendance éditoriale face à l’automatisation.
L’intégration croissante de l’IA dans les processus éditoriaux semble ainsi redéfinir en profondeur les contours des métiers de l’information et leur modèle économique.
Source : Next.ink