Un informaticien niçois a été reconnu coupable d’avoir administré CFake, une plateforme de deepfakes à caractère sexuel. Le tribunal l’a condamné, mardi 7 juillet, à deux ans de prison, dont un avec sursis, et à verser 83 000 euros aux parties civiles pour les préjudices subis.
La plateforme CFake était spécialisée dans la diffusion de montages et hypertrucages pornographiques, créés à partir d’images de personnalités publiques sans leur consentement. Ces contenus, générés par intelligence artificielle, sont communément appelés deepfakes et peuvent avoir des conséquences psychologiques profondes pour les victimes. Une d’entre elles a témoigné au procès, déclarant : « Je me sens salie, humiliée », illustrant l’ampleur du traumatisme causé par ces manipulations numériques.
Ce verdict représente une décision judiciaire significative face à l’essor des technologies d’intelligence artificielle utilisées à des fins malveillantes. Il réaffirme la nécessité de protéger les individus contre la manipulation numérique et la diffusion non consensuelle d’images. Alors que les deepfakes deviennent de plus en plus sophistiqués, cette condamnation envoie un signal clair quant aux responsabilités des administrateurs de telles plateformes et à la détermination de la justice à réprimer ces agissements.
Source : Le Monde Pixels