L’Electronic Frontier Foundation (EFF) a mis en lumière une utilisation préoccupante des données issues des lecteurs automatiques de plaques d’immatriculation (LAPI) par les forces de l’ordre américaines. Une analyse de millions de recherches effectuées dans les bases de données de Flock Safety révèle que la police dépasse le cadre des enquêtes spécifiques.
En l’absence d’une exigence de mandat judiciaire pour consulter ces bases de données, les agences de maintien de l’ordre exploitent ces réseaux de surveillance pour des motifs très variés. Cela inclut la vérification de la résidence scolaire, les enquêtes d’antécédents ou même la gestion des plaintes pour nuisances sonores.
Cette absence de cadre légal strict favorise une culture d’accès illimité à des informations de localisation sensibles. Les conclusions de l’EFF suggèrent que cette pratique permet aux autorités d’utiliser ces données pour « pratiquement n’importe quel caprice ».
La question de la régulation de ces technologies et de la protection de la vie privée des citoyens reste donc centrale.
Source : EFF Deeplinks AI