L’Union européenne, qui ambitionne de réguler l’intelligence artificielle, constate que son efficacité dépend fortement de la coopération volontaire des entreprises qu’elle souhaite encadrer.
OpenAI a récemment proposé à la Commission européenne un accès direct à son futur modèle GPT-5.5 Cyber. Cette démarche vise à faciliter un examen de sécurité approfondi, et des pourparlers sont déjà engagés entre la société et les régulateurs européens à ce sujet.
À l’opposé, la situation avec Anthropic s’avère plus complexe. Après une série de quatre à cinq réunions centrées sur son modèle Mythos, les autorités de régulation n’ont toujours pas réussi à obtenir l’accès nécessaire pour mener leurs évaluations.
Cet écart de collaboration souligne une lacune significative dans le cadre de surveillance de l’IA en Europe. La capacité de l’UE à exercer un contrôle effectif sur les systèmes d’intelligence artificielle repose, pour l’heure, sur la bonne volonté des développeurs à ouvrir leurs plateformes.
La question de l’accès aux modèles d’IA par les régulateurs demeure donc un défi central pour l’application future de la législation européenne.
Source : The Decoder